La deuxième année c’est aussi celle de la locomotion. L’enfant maintenant tient debout et maladroitement tente de marcher.
C’est une démarche essentielle vers son autonomie.
La myélinisation est achevée, toutes ses connexions nerveuses sont soudées, rien ne doit arrêter sa progression.
Là-aussi on peut assister à des retards dûs la plupart du temps à des manques affectifs qui créent des peurs qui font que l’enfant, si rien de physique ne l’empêche de marcher, reste assis par inhibition, angoisse de bouger, crainte de tout.
Un enfant à l’évolution harmonieuse n’a peur de rien et il faut sans cesse le surveiller car il peut commettre de graves bêtises.
Un enfant à l’évolution cahoteuse, sans harmonie, a peur de tout et alors il vaut vite s’en préoccuper car sa peur deviendra angoisse et son angoisse deviendra une phobie et c’est comme ça qu’on voit des enfants névropathes dès les 12 ans.
La carence affective subordonne les trois quarts des retards moteurs et si rien n’ est fait on aura un adolescent puis un adulte handicapé, assisté, sans le moindre but dans la vie que de survivre.
Laissez votre enfant marcher, tomber et se mettre à pleurer en vous tendant les bras avec des larmes qui vous feront pitié.
Ne le prenez surtout pas dans vos bras en l’embrassant et en le plaignant.
C’est la pire des attitudes et pourtant la plus courante car même harmonieux votre enfant ne reçoit jamais trop de câlins et il se mettra à pleurer, à crier rien que pour vous voir réagir, le prendre dans vos bras et l’embrasser.
Non. Allez vers lui, mettez-le debout et forcez-le à remarcher malgré ses petits bras tendus vers vous. Si vous voulez en faire un homme ou une femme bien dans sa peau il vous faudra prendre sur vous-même et ne pas céder.
Dès qu’il saura bien marcher vous verrez à quel point votre enfant sera heureux car il pourra partir à la découverte de tout.