Vers la fin de la quatrième année la fillette a cessé de considérer que son clitoris représente un pénis atrophié qui va pousser. Elle s’est faite une raison mais elle n’ a pas tardé à constater que son absence de pénis lui attribuait bien des avantages.
Si elle tombait son père accourait et punissait le frère coupable même s’ il n’ avait rien fait. Elle se sentait entourée, choyée, dorlotée et à chaque fois qu’une bêtise était commise c’était toujours le garçon qui prenait. Il lui suffisait de pleurer pour attirer sur elle père, mère, affolés tandis que pour le garçon on ne se dérangeait même pas. Coquine il lui arrivait de faire une bêtise pour accuser le garçon et on la croyait toujours et lui non.
Somme toute être fille avait de gros avantages.
Et elle se mit à ne plus regarder son clitoris ou s’ il lui arrivait de le regarder c’ était par crainte qu’ il ne poussât.
C’ était l’ époque où psychologiquement garçon et fille étaient identifiés, c’ est à dire reconnus par l’ un ou l’autre parent.
Le garçon lui ne pouvait être identifié consciemment que par son père.
C’ est pourquoi les garçons sont duals.
La fille, elle, ne pouvait être identifiée consciemment que par la mère par le fait sexuel mais cette identification ne lui apportait pas grand chose. Donc inconsciemment la fillette était identifiée par le père protecteur et c’est cette identification qui constituait la véritable identification de la fille, celle qui la rassurait et la protégeait.
C’est pourquoi les filles sont trials, une différence qui n’ est pas que de la sémantique car cette trialité est à la base de toute la richesse et complexité de la psychologie féminine.
Mais avant garçons et filles vont vivre de vrais bouleversements.
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