Comment gérer une fausse couche?.

La fausse couche est fréquente et on sait qu’ elle est parfois
très mal acceptée par les femmes mais ses effets sont-ils
conséquents ou passagers?
L’avis de l’expert:
On prend trop souvent une fausse couche à la légère. D’ailleurs elle n’est jamais ni médicalisée ni l’objet d’un suivi psychologique
et c’est une erreur car on a constaté qu’une fausse couche au-delà
de la 6ème semaine de grossesse provoque une fois sur deux un état de
dépression qui dure souvent de 3 à 6 mois et peut occasionner des troubles
récidivants. Pourquoi?
Pour deux raisons majeures:
1)-Dans l’ inconscient d’une femme une fausse couche est assimilée à la mort d’un enfant mais une mort sans enterrement, sans deuil et sans
possibilité d’un vrai souvenir.
En fait la femme qui se sent alors mère se considère comme totalement abandonnée et ses pleurs, ses angoisses
sont beaucoup trop hâtivement considérés ou comme de la faiblesse
ou pire comme un caprice.
Il n’ y a pas autour de la femme-mère ce
soutien que l’on retrouve dans les cas par exemple de mortalité à la
naissance alors que chez bien des femmes l’enfant qui se trouvait dans
. son ventre était bien vivant et elle avait commencé un vécu avec cet
enfant. Ce vécu est brutalement atrophié sans le suivi psychologique
et médical que toute mort entraîne.
2)-La deuxième raison tient au fait que la naissance” est un miracle”
et par là la fécondation est elle-aussi un miracle.
Une femme qui connaît une fausse couche pense très souvent consciemment ou non qu’
elle aura du mal à avoir un enfant voire qu’il lui sera impossible d’en
avoir un. Or la maternité est l’identification par excellence de la féminité.
On comprend bien pourquoi il faut que l’entourage affectif ainsi
que les milieux médicaux et psychologiques suivent de près toutes les
fausses couches et ne laissent pas une femme dans un désarroi tel qu’il
peut hypothéquer sa fertilité et son équilibre