-Le complexe d’infériorité:
C’est le plus connu de tous et celui qui concerne quasiment tous les garçons. Il est occasionné par la moindre contre performance sportive, par des boutons sur le visage, par une punition qu’il va juger injuste et qui chez lui traduira comme l’abaissant car il sent alors bien bas.
Ces dévaluations vont le rendre nerveux, irritables, il va dormir de plus en plus mal et ses résultats scolaires s’en ressentiront.
Il ne faut surtout pas sous-estimer ces crises qui peuvent conduire à des attitudes déviantes seulement 4 à 5 années plus tard.
Voulant se dégager de ce complexe le garçon va tenter le diable et s’il a un vélo il roulera comme un fou, comme si sa vie n’avait plus aucun sens. C’est l’époque des idées morbides, des jeux avec la mort, des bagarres pour un oui pour un non, le refus de votre nourriture sur laquelle il aura toujours quelque chose à redire.
L’attitude classique des parents et surtout du père sera d’élever la voix, de donner une claque, d’ordonner. Or il faut savoir qu’à cet âge le garçon se sent déjà un homme et en confrontation avec son père. Il va quitter la table et dehors il va s’en prendre à moins fort que lui, toujours bien sûr vis à vis d’un autre garçon car le mâle ne peut s’en prendre à une fille. S’il le fait cela signifiera une déficience dans son organisation psychologique et il faudra consulter au risque de voir votre garçon à 12 ans devenir dealer, voleur, chef de gang, fumant des cigarettes ou des joints et buvant pour vraiment devenir un grand.
La délinquance mineure puis majeure se nourrit de tous ces garçons dévalués qui trouvent dans la violence des dérivatifs à un mal de vivre.
Prenez le mal à sa base vers les 9 ans et vous pourrez vous éviter de douloureux lendemains qui chantent.
-Le complexe de supériorité:
Moins courant à cet âge il est le produit des garçons qu’ on a trop encensés comme un enfant roi, à qui on a tout donné sauf souvent du vrai amour. Le MOI s’est surévalué, la perte de référence avec le réel aussi, ils se sentent supérieurs aux autres et veulent très tôt se faire obéir. Beaucoup sont des extravertis sanguins qui ne doutent de rien et qui n’ont conscience de rien. On voit de ces garçons de 9-10 ans draguer leurs maîtresses et déjà se faire une place auprès des filles. Les garçons qui se sentent inférieurs n’iront pas leur disputer la primeur sur le sexe dit faible.
Le danger est que cette tendance, si elle n’est pas combattue à la base, créera des psychotiques narcissiques qui finiront mal.
-L’angoisse de culpabilité:
Elle est liée aux complexes et n’a été décelée qu’il y a à peine 40 ans.
Elle regroupe ces garçons non dévalués psychologiquement donc sans complexe d’infériorité mais qui souffrent d’un mal de vivre terriblement anxiogène. Ce sont en général des garçons hyper sensibles, timides, introvertis qui vont éprouver un plaisir quasiment masochiste à s’accuser de tout. La raison fondamentale est liée à un besoin d’amour inassouvi, à des pulsions sexuelles précoces qui les perturbent, à un simple regard des parents ou un geste d’amour oublié.
Cette angoisse de culpabilité est à l’origine de la plupart des suicides masculins passés les 15-16 ans.
A ne pas prendre à la légère donc.
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