Vers la fin de la quatrième année garçons et fille vont vivre leurs premières vraies expériences d’ enfants.
Ces expériences seront la conséquence de la découverte majeure de la différenciation des sexes et de la projection que l’ enfant va faire de lui-même.
Le garçon le premier va vivre:
-L’ angoisse de castration:
En quoi consiste cette angoisse?
Elle naît de l’importance même que prend chez lui ce pénis qu’il va tripoter à longueur de journée. Et d’un coup une peur gigantesque va le saisir: et si on le lui coupait? Cette peut naît du fait même que sa mère ne possède pas ce sexe. Or le maternage n’est pas si loin que ça et sa mère possède toujours un réel pouvoir affectif chez l’enfant. Il n’a pas été sans remarquer l’agacement que provoque chez elle ces attouchements répétitifs qui sont un stimulus de son système nerveux.
Et son imaginaire fait le reste.
On ne doit pas oublier à quel point l’ enfant vit à cette période dans un univers fantasmagorique où le merveilleux le dispute au cruel.
S’ il ne craint pas son père c’est parce qu’il représente d’ abord la force que lui aura plus tard et qui sécurise mais aussi parce que ce père possède le même instrument que lui. Alors pourquoi voudrait-il couper ce que lui aussi a déjà?
L’ angoisse au contraire du complexe est une peur consciente que le garçon va vivre non étouffée, au premier degré et c’ est aussi pour cela que les parents vont vite s’ en rendre compte avec des cauchemars la nuit, le refus d’ être déshabillé par maman, ce recul à la moindre caresse.
Ne prenez pas à la légère ce trouble mais ne le grossissez pas. Attendez deux ou trois semaines puis allez vers lui, embrassez-le et glissez-lui au creux de l’ oreille que vous êtes fière d’ avoir un grand garçon qui va devenir un homme.
Ces simples mots vont clore le chapitre de l’angoisse de castration qui va considérablement fortifier sa personnalité.
Et pour la fille que se passe-t-il?
Elle elle va vivre avec à peine quelques semaines d’ écart:
-Le complexe de castration.
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